Publié le 15 Juillet 2025

Alors que les canicules se multiplient, une proposition de loi transpartisane va être déposée à l’Assemblée nationale. Elle vise un objectif encore jamais inscrit dans la loi : faire reculer l’inconfort d’été dans les logements, à commencer par les plus vulnérables.
Jusqu’à présent, la performance énergétique des logements se mesurait surtout à l’aune des dépenses de chauffage. Mais que se passe-t-il lorsque, en plein été, la température intérieure dépasse les 28 ou 30 °C pendant plusieurs jours ? Ces « bouilloires thermiques », comme on les surnomme désormais, ne sont pas rares. Un logement sur trois serait en effet concerné. Et dans un contexte de dérèglement climatique, le phénomène ne fera que s’aggraver.
Pour y répondre, la proposition de loi portée par plusieurs groupes parlementaires prévoit ainsi de renforcer le rôle du Diagnostic de Performance Énergétique. Le confort d’été, jusqu’ici résumé en trois niveaux peu visibles, deviendrait alors un critère à part entière, affiché dès l’annonce de location ou de vente.
Le texte prévoit également des mesures concrètes : autorisation facilitée des protections solaires dans les copropriétés, rénovation progressive des logements surchauffés et prise en compte systématique du confort d’été dans les travaux globaux. En parallèle, les coupures d’électricité pour impayés seraient interdites toute l’année, permettant à tous d’utiliser un brasseur d’air ou un climatiseur pendant les vagues de chaleur.
Ce virage législatif, soutenu par la Fondation pour le logement, traduit donc une prise de conscience : la précarité énergétique ne concerne pas que l’hiver. L’été aussi, il devient urgent d’adapter nos logements pour préserver la santé et la dignité de leurs occupants.

